Visite de la mine  
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Flore et faune

Depuis sa réouverture la mine Saint-Nicolas a vu, au fil des ans, se développer une faune et une flore dont nous avons dressé une liste non exhaustive.

Salamandra, salamandra, terrestris (la salamandre terrestre ou commune) Isolée, en couple et rejeton de 4cm


Avec une température moyenne de 10°C et une hygrométrie élevée, la mine a toutes les qualités de l’habitat idéal pour les salamandres comme en témoigne la présence de nombreux individus de toutes tailles et ce malgré les travaux en cours depuis plus de 18 années.

La mue


La salamandre terrestre ou commune, également appelée salamandre à bandes ou salamandre de feu est facilement reconnaissable à sa peau noire parsemée de taches jaunes alignées longitudinalement. La variabilité du motif dorsal permet d’identifier les individus âgés de plus de deux ans. Amphibien (classe de vertébrés tétrapodes intermédiaires entre les poissons à nageoires charnues, les poissons et les reptiles), de l’ordre des urodèles (garde sa queue à l’état adulte), et ovovivipare (les œufs incubent et éclosent dans le ventre de la mère), elle s’accouple hors de l’eau d’avril à septembre avec un pic en juillet. Après une gestation de 9 mois, elle met bas dans l’eau une moyenne de 30 larves (maxi : 70) qui commencent alors une phase de vie initiale aquatique avec respiration branchiale. Suite à une métamorphose pouvant durer de 2 à 6 mois les individus atteignent 50 à 70mm et entament alors une phase de vie terrestre avec respiration pulmonaire et cutanée.

Animal crépusculaire et nocturne pouvant atteindre 20cm pour un poids n’excédant pas les 50 grammes, la salamandre commune peut vivre plus de 20 années en liberté. Pour se défendre elle sécrète par les glandes dorsales une neurotoxine qu’elle peut projeter à 1m en cas de stress. Elle possède la faculté à régénérer très rapidement des parties perdues ou blessées de son corps (membre, partie du cœur et même un œil). La femelle peut garder le sperme pendant des années et assurer ainsi la pérennité de l’espèce en l’absence temporaire de mâles.

Rana dalmatina



L’ordre des anoures (amphibiens dépourvus de queue) est également bien représenté avec la présence de nombreux crapauds et grenouilles. Au vu du nombre d’individus de très petite taille rencontrés en août 2009, cette population ne sera pas sans nous poser un problème de cohabitation.

Pisseuse (aux yeux plus gros que son ventre).


Rana dalmatina, reconnaissable à ses grands tympans placés juste derrière les yeux et à ses très longs membres postérieurs, est communément appelée grenouille agile ou grenouille pisseuse !

Chaude ambiance...



Myotis, myotis (le Grand Murin)

Seuls mammifères doués du vol actif, les chauves-souris qui composent l’ordre des chiroptères sont représentées ici par une espèce de grande taille, le Grand Murin. D’une longueur de 65 à 90mm et pesant de 28 à 40g il a trouvé refuge dans nos dépilages pour ses périodes diurnes et hivernales. Hétérotherme, il a la faculté d’abaisser sa température à l’air ambiant ce qui lui permet de réduire de 25 à 30% sa consommation en oxygène pendant son sommeil qui dure une vingtaine d’heures par jour. A la tombée de la nuit il prend son envol pour la chasse aux coléoptères (hannetons, géotrupes…), lépidoptères nocturnes (papillons de nuit) et moustiques qu’il trouve à profusion autour des lampadaires de la place du Silberthal et le long du ruisseau du même nom grâce à l’écholocation (principe du sonar), une arme redoutable qui lui permet de capturer jusqu’à 600 moustiques par nuit. Le tissu de son aile, fortement vascularisé et donc sujet aux agressions de parasites tels que les tiques et les puces, est l’un de ceux qui se régénère le plus rapidement dans tout le règne animal.
Espèce protégée et classée vulnérable, nous lui avons aménagé un passage au-dessus de la porte coupe-vent pour ne pas le gêner dans ses déplacements.


Géotrupes stercorarius (le bousier)
Grand coléoptère coprophage (15 à 20mm), le bousier commun joue un rôle majeur dans le recyclage de la matière morte et la dissémination de spores de champignons et bactéries du sol. Sa présence, observée au niveau du troisième puits, est totalement fortuite.

Si à ce jour aucune espèce végétale n’a été recensée dans l’ensemble du réseau restauré certains champignons s’y développent avec bonheur et tout particulièrement l’omniprésente mérule qui va jusqu’à coloniser des traverses en chêne traitées à la créosote.

Serpula lacrymans (le ou la mérule)


Elle côtoie sur le même substrat un champignon qui a été identifié par plusieurs mycologues comme étant Paxillus (Tapinella) panuoides plus précisément de la forme pezizoides.

Paxillus panuoides



Pour clore cet inventaire voici des carpophores se développant soit sur des débris ligneux en décomposition dans le sol soit à même la roche nue, du moins en apparence, et qui n’ont toujours pas été identifiés formellement.
Carpophore inconnus


D’avance nous remercions les internautes, mycologues éclairés, qui sauront nous communiquer le nom de ces champignons.


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